Thursday, May 10, 2007

25 01 07

Comme on n'a qu'une journée à Phnom Penh, on essai de se lever assez tôt (6h30), histoire de rentabiliser. Bon, le temps qu'on soit tous les deux prêts, que les vélos le soient aussi (car aujourd'hui on a décider de troquer la moto contre ce nouveau moyen de locomotion non encore expérimenté); on ne décolle qu'après 7h30.
D'après notre guide (nos guide en fait; guide du routard, lonely planet et let's go), les principaux sites à voir sont: le palais royal, la pagode d'argent, le Vat Phnom, les marchés, et le musée du génocide (des Khmers Rouges).
On arrive à 8h devant le palais royal - un peu tôt, on est bon pour repasser 10 min après.

On profite de ces dix minutes pour faire un tour près du fleuve - on y trouve des gamins avec des oiseaux en cage: tu peux payer pour libérer l'oiseau, ce qui te fait des bon point pour ton karma.

le Palais Royal
De retour au Palais Royal; comme en Inde, le tarif double pour rentrer avec un appareil photo. Je laisse le mien et Yannick planque le sien dans son sac; mais il se fait griller plus tard et est bon pour racheter un ticket.
Bref, on rentre dans la première enceinte, où se trouve le Palais Royal (encore en fonction: il y a encore un roi au Cambodge, Norodom Sihanouk, d'ailleurs très populaire, mais sans aucun pouvoir)
Le Palais Royal (photo Yannick)

Cependant, à peine rentrés dans les jardins entourant le palais, on se fait très poliment sortir par un responsable de la sécurité (dans un anglais impeccable) qui nous explique qu'il y a une cérémonie (le roi rencontre je ne sais quelles personnalités) et que donc l'enceinte est fermée au public pour 1h ou 2 ou plus.
On se rabat sur la Pagode d'Argent, qui est dans le même complexe.


La Pagode d'Argent (photo Yannick)

C'est en fait un ensemble de bâtiments; en plus de la Pagode (dont le sol est recouvert de dalles d'argent, d'où son nom), il y a une bibliothèque (maintenant vide); le tombeau et une statue du roi Norodom, sous qui cette Pagode a été construite; le tombeau de son prédécesseur (Ang Duong); un pavillon avec une empreinte géante de Bouddha; et divers autres pavillons.
La pagode est rempli de Bouddha de toutes les tailles, dont une avec presque 10 000 diamants. Il y a trop de monde, j'ai du mal à retrouve l'athmosphère des pagodes désertes autour de Hanoi. L'étalage et la concentration de richesse dans ce lieu me met aussi un peu mal à l'aise - le contraste est violent avec l'exterieur.
On repasse rapidement au Palais Royal, mais même si on peut de nouveau accéder au parc, l'intérieur du palais est inaccessible.
On enchaîne sur le Musée National, qui contient principalement des statues de l'époque pré-angkorienne. (avant 900), angkorienne (dont un bon nombre vient d'Angkor Vat), et post-angkorienne. Pour changer, on prend un guide, qui nous fait un résumé bienvenu de la mythologie hindouiste (après 3 ans en Inde, je me mélange toujours les pinceaux) et bouddhiste. Puis il nous décrit les caractéristiques des périodes sur les scultures, c'est vraiment intéressant - et en Français. On voit donc des tas de Vishnu, Siva, Brama, Ganesh, Bouddha.
A l'exterieur du musée (pas de photo à l'intérieur désolé!)

On réenfourche ensuite nos vélos pouremonter vers Vat Phnom (pour info: Vat est le mot khmer pour "temple bouddhiste"). Il y a pas mal de gamins et d'estropiés, probablement à cause des mines, au pied du temple...

Farniente dans l'enceinte d'un temple.

On continue sur le psar Thmei (littéralement nouveau marché), assez immense, où on change nos dollars (pas moyen de retirer autre chose à la banque) contre des Riel (monnaie locale) chez les bijoutiers.
psar Thmei (assez moche - mais je crois construit par des Français...)

A l'intérieur du psar

L'après-midi, on va au musée du génocide, qui est en fait dans les locaux de la prison S-21, dans laquelle étaient "interrogés" les "opposants" au régime des khmers rouges, entre 75 et 78. J'avas vu un documentaire télé (je crois qu'il s'appelait "S-21"), confrontant les anciennes victimes et les anciens bourreaux, qui mettait le doigt (de même que les documents du musée) sur les gros problèmes de "réconciliation" ayant suivi la chute des khmers rouges (KR) après l'invasion du pays par les Vietnamiens) en 79). Une partie très conséquente de la population (surtout des jeunes) étaient dans les troupes des KR, et donc coupables d'atrocité sur la population. Pour mémoire: quand les KR ont pris le pouvoir en 75, ils ont littéralement vidé les villes, et envoyé tous le monde travailler dans les champs dans des conditions sanitaires et de sous-alimentation dramatiques. Les KR ont par ailleurs très systématiquement tué tous les cadres de l'ancienne société (militaires, dirigeants dans l'administration, ingénieurs, professeurs ...) Bref, entre les gens morts d'épuisement, les cadres, et autres, entre 800 000 et 2 000 000 de cambodgiens ont été tué sous les KR. Et les exécutants, pour la plupart non jugés (il faudrait jugé un pourcentage énorme du pays) vivent maintenant en contact constant avec les familles de leurs anciennes victimes... J'ai été marqué dans ce musée par les témoignages croisés des familles des victimes, témoignant de l'absurdité de ces morts, et des anciens geôliers, se présentant comme victimes d'un régime sans pitié qui les aurait tué sans hésitation en cas de défection.

Le soir, sur une note un peu plus gai, on est passé voir le coucher de soleil sur le monument de l'indépendance (et prendre plein de photos),

avant d'aller se péter le bide (et le portefeuille) dans un resto bar.

24 01 07

Aujourd'hui, tatsan, on passe la frontière. Au programme: 3h30 de bateau, passage de la frontière à pied, re 3h de bateau, et 2h de bus pour arrive à Phnom Penh. Ca tombe bien, le trajet d'hier avait été assez light... On rejoint dans le bateau un groupe de touristes; il se trouve qu'on va avoir en prime le droit à la visite d'une ferme de poisson et d'un village Cham, avec une guide en prime!
La ferme de poissons consiste en une maison flottante, encrée et entourée de filets, par le plancher de laquelle on peut voir les poissons petits et gros s'égailler joyeusement.
Un peu plus loin, on s'arrête dans le village Cham, une minorité musulmane (a priori les même que les Cham du royaume disparu de Champa, converti du Bouddhisme à l'Islam à un moment donné - info confirmée par wikipedia). Ils font du tissage à la main, les machines à tisser sont assez rudimentaires, quand je pense à celle par exemple de Kamchipuram, en Inde, qui permettent de faire des motifs beaucoup plus complexes...
Métier à tisser

On repart ensuite, cette fois sans arrêt, jusqu'au poste de frontière côté vietnamien. La guide s'occupe même des démarches pour le visa (moyennant une petite commission).
Le bateau ne repart de la frontière qu'à 13h, on en profite pour manger et visiter le village frontalier.

A première vue, cette région semble quand même moins développée que les campagnes autour d'Hanoi (contrairement à ce que dit le Guide du Routard - mais on n'a pas non plus visité toutes les campagnes...)
On passe finalement la frontière. On commence par la douane - pas de bol, il n'y a pas de jus pour faire marcher la machine aux rayons X pour scanner les sacs. 4 volontaires (dont votre serviteur) doivent donc présenter leurs sacs à l'officier des douanes - histoire de. Il nous demande d'ouvrir nos sacs (juste moi et Yannick, les 2 autres n'ont même pas à prendre cette peine), les regarde de (très) loin, et signe le papier pour tout le groupe. Et voila....
On se fait ensuite tamponner nos visas tout neuf (5 tampons, s'il vous plait!) , et on monte dans le bateau suivant. De l'autre coté de la frontière, comme on pouvait s'y attendre, le paysage n'est pas fondamentalement différent... Les gens non plus; mais au fur et à mesure qu'on avance, il me semble qu'ils sont plus bronzés. On navigue assez loin des rives, et le Mekong est large. Il y a aussi apparemment pas mal de digues. Tout ça fait qu'on ne voit pas trop le style de vie du Cambodge sur ce premier trajet.

On finit par descendre du bateau pour passer dans un bus. C'est un mini bus de tourisme (cad, je pense qu'il est là juste pour nous), mais le chauffeur veut visiblement arrondir ses fins de mois (je ne saurais l'en blâmer), et embarque 2 ou 3 énormes sacs de fruits en sus dans le couloir.
On a droit à un superbe coucher de soleil sur le chemin du retour. La route est dans l'ensemble pas trop mauvaise, mais il y a quand même de bon trous de temps en temps.
Arrivés à Phnom Penh, on trouve un hôtel. On va faire notre traditionnel petit tour, diner, puis dodo.

Wednesday, May 9, 2007

23 01 07

Aujourd'hui on quitte HCM, pour rendre dans la région du delta du Mékong. Au programme initial, 3h de bus jusque Vinh Long, puis ballade en bateau dans les multiples bras du fleuve.
Le bus part à 6h30, on se lève donc aux aurores. On prend des motos taxis pour nous emmener à la gare routière (à 10 km de notre hôtel). Mais ils nous amène dans une station de bus privés, beaucoup moins loin (pour le prix des 10 km). Après d'âpres négociations, on prend finalement le bus privé en question (plus cher que le bus public; mais en divisant finalement le prix de la course par deux, on s'y retrouve). C'est pas forcément terriblement plus confortable, mais ça va probablement plus vite. Et ils nous déposent exactement là où on veut.
Marché de Vinh Long

A Vinh Long, on commence par passer à l'office du tourisme pour se renseigner sur les moyens de transport pour Chau Doc, qui est le point de passage avec la frontière cambodgienne. On se renseigne aussi, toujours à l'office, sur les prix des bateaux pour faire un tour dans le coin. Les prix collent avec les info du bouquin, cad assez cher (25 $ pour un tour de 4h). En sortant, on croise un gars qui nous propose à peu près le même tour, pour 16 $. Emballé c'est jeté, on prend!
Il nous promène à travers les canaux;


on part de Vinh Long, on passe à travers l'île d'An Binh, pour se rendre au marché flottant de Cai Be, vanté dans toutes les brochures touristiques. C'est en fait un marché de gros; chaque marché a exposé sur son mât ce qu'il vend.
Un bateau du marché flottant.

Bon, à notre passage, ce n'était pas particulièrement animé.
En tout cas ils ont la télé

En revenant, on s'est arrété dans une pépinière, tenue par un vieux Vietnamien qui a su tirer parti de la vague touristique: il a ouvert son verger aux touristes, avec à la fin de la promenade, dégustation de fruits. ack fruit, pamplemousse, longan (genre de litchi), et un alcool pas dégueu. Avec un petit fond instrumental. Vraiment sympa.
Jack Fruit pas encore épluché

Jack Fruit épluché

J'ai oublié! Yannick tu te rapelles ce que c'était?

Star Fruit; joli mais pas trop de goût

Yannick caché derrière un longan

Musicien jouant un instrument à corde (dont j'ai oublié le nom, mais c'était un très joli son)

Sur le retour en bateau

De retour à Vinh Long, il n'est que 14h, on décide donc de prendre le bus pour la prochaine étape, Can Tao, d'où part le bus pour Chau Doc (d'où on doit entrer au Cambodge). Il n'y a qu'une heure de bus, après quoi il faut prendre le ferry pour traverser le Mékong et rejoindre Can Tao de l'autre coté. En sortant du bus, on se fait (comme toujours) sauter dessus par les taxis moto, qui veulent nous amener à l'embarcadère pour 15000 Dong (1 $). Ils sont tellement lourds et chiants qu'on fini par refuser - d'autant qu'on n'a pas de plan de ville, et qu'on les sent tous les deux un peu foireux. Bref, on sort de la gare routière par la direction qu'ils nous on indiqué, et on redemande rapidement notre chemin. L'embarcadère était en fait juste à la sortie opposée de la gare, à 50 m...
En arrivant à Can Tao, on va voir si on trouve des bus pour Chau Doc, et on en trouve effectivement, partant à 19h, ce qui nous laisse en plus le temps de visiter un peu la ville. Cad, son temple d'inspiration Khmer (Bouddhisme du Petit Véhicule, différent du Bouddhisme du Grand Véhicule majoritaire au VietNam).
On visite ensuite le bord du fleuve et sa statue de HCM (...),

avant de revenir tranquillement à la gare routière, un peu en sueur avec nos (pourtant pas si gros) sac.
Réception de mariage le long de fleuve. C'éti pas mimi?

La culture française reste présente par endroit.

On prend un dîner vite fait, et nous voilà reparti.
Je pionce un peu dans le bus; on arrive à 22h à Chau Doc. Pour changer, les motos et cyclos nous sautent dessus, nous annoncent le centre-ville à 5 km (alors qu'il est à 2 max), et nous collent au train pendant un bon moment. Ils finissent finalement par nous lâcher. Un cyclo nous propose plus loin de nous amener à son hôtel a 5 $ la nuit, ce qui nous convient tout à fait. Il faut dire qu'après un lever à 5h, 300 km en 3 bus, 40 km en bateau, et probablement pas loin de 10 bornes à pied avec les sacs, la journée commence à être un peu longue.
On repart quand même vite fait le soir faire un tour en ville, le bateau pour la frontière partant le lendemain trop tôt pour une visite matinale.

22 01 07

Ca commence à être la routine, 2eme jour dans la ville, on prend une moto, pour aller à Cuchi, ou plus exactement, aux tunnels de Cuchi.
Entrée du site des grottes de Cu Chi

Ces galeries souterraines ont été creusées par les VietCongs durant la guerre du VietNam contre les américains, qui n'ont jamais réussi à les en déloger. Ils ont en fait été construits (commencés) dans les années 40, contre les Français. Ils ont été agrandi par les VietCongs contre les américains, passant d'une longueur de 17 à 2000 km!
Pour débusquer les maquisards, les américains envoyèrent successivement des bergers allemands, des soldats américains, des soldats mexicains (plus petits), des soldats vietnamiens (ceux qui soutenaient les américains); mais ils se sont tous cassés les dents - voire plus, les tunnels étaient blindés de pièges.
Piège dans les tunnels

Bref, c'est une fierté nationale. Nous y sommes donc allé en moto, (environ 50 km de Ho-Chi-Min ville). La circulation a HCM vaut bien celle de Chennai, à la différence près que les feux sont rarement respectés (même aux heures de pointe). Il y a plus de motos et moins de voiture et de camion qu'à Chennai, mais ca reste quand même bien le souk.
La première partie de la route est pas géniale, on n'en fini pas de sortir de la ville. La suite est un peu plus sympa; les paysages sont assez secs, plus qu'autour de Hanoi; la végatation est plus clairsemée - mais au moins, on est à la campagne.
Les tunnels eux-même sont un peu décevants. L'aperçu qu'on a donne une idée du réseau, mais on en visite finalement assez peu.
Postérieur de Yannick dans les tunnels

Il y a par ailleurs à coté un temple dédié aux victimes (gros, le temple). Chouette, mais encore une grosse statue d'Ho-Chi-Min. Je commence un peu à saturer...

Jolie fleur

Une autre jolie fleur

Comme on a peu de temps, on se rend ensuite rapidement à TAY NINH, "capitale" de la religion Tao Dai. (inventée par un fonctionnaire Cochinchinois dans les années 20). "tentative de synthèse entre les grandes philosophies religieuses d'Occident et d'Extrème-Orient" (sic Guide Du Routard). L'église est assez spéciale.
Les membres de cette religion vénèrent un peu tous les prophètes et affiliés (Bouddha, Jésus, Moïse, Confucius, Lao-Tseu).


Ils ont soutenu les Japonais durant la 2eme guerre, et le gouvernement actuel ne les porte pas trop dans son coeur - mais les tolère.
Sur le retour, on passe le long de fabrique de briques.

On arrive a HCM un peu vanné, après plus de 200 km dans les embouteillages et les chemins de terre cahotiques.

La journée était ensoleillée.



Saturday, March 3, 2007

21 01 07

Arrivee a 5h30 a HCMC. Il y a deja pas mal de monde debout dans les rues (et on est dimanche!), de gargotes ouvertes, de moto taxi disponibles. On part quand meme a pied, pour traverser la moitie de la ville. On prend un excellent petit dej (riz et cotelette de porc) dans la rue ou se trouvent les guesthouse et hotels a touristes, et on degotte une guesthouse pas cher (et pas terrible question proprete il faut bien l avouer.)
Dans la rue

On repart ensuite a la conquete de la ville - plutot moderne, et assez jolie, avec pas mal d espaces verts, de gamins qui y gambadent, de jeunes et moins jeunes jouant au badmington, et des genre sde scouts (souvent un peu grassouillet d ailleurs...).
Parc a HCM

Parc, avec des gens, à HCM

Elephant dans un parc à HCM

On commence par le musee des vestiges de la guerre. Comme d habitude, tres oriente pro VietMin/VietCong evidemment. Mais la section dediee aux reporters de guerre, pour la plupart occidentaux, morts sur le front, et à leurs photographies, est vraiment bien, et emouvante. La partie sur les deformations dues a l agent orange balance par les americains pour tuer la vegetation et rendre le sol impropre a toute culture, est assez gore.
On va ensuite au musee des beaux arts, en repassant par le grand parc central,
Banyan tree

l hotel de ville, l opera, et une tentative a la librairie francaise, malheureusement ferme le dimanche. J en profite poour acheter le Lonely Planet de la Chine, a 1/4 du prix original - pour m apercevoir que c est en fait une edition pirate, photocopiee. C est utilisable, mais les plans des villes ressortent pas geniaux.
L'hôtel de ville derrière l'oncle Ho présentant un chouette jouet à un enfant

Le musee des beaux art est pas mal, mais est loin de valoir celui de Hue. On passe ensuite au musee d histoire du Vietnam (apres celui de Hanoi - je vais vraiment devenir incollable sur l histoire du pays). Quelques tres chouettes pieces; mais on commence a saturer, niveau musees.
Le musee se trouve dans un parc, il y a un show de danse acrobatique par des gamins, je suis pas mal impressionne.
Flip flap flop

On rentre a l hotel, en musardant pas mal en route. On s arrete en particulier a la cathedrale Notre Dame, ou se deroule une messe. La cathedrale est pleine, et beaucoup de gens sont aux portes a l exterieur, encore sur leurs motos, pour ecouter la messe.
Les fidèles à moto devant la cathédrale

On discute aussi un peu avec un vietnamien (qui est dans l informatique aussi; le monde est petit!)
On passe aussi dans la journée devant un magasin de meubles - de toute beauté!
Détail de meuble de toute beauté

Les embouteillages le soir (la journée c'est pareil avec un peu moins de lumières)